La loi interdit
l'usage, la détention, le transport et le trafic de la plupart
des drogues. Les informations que nous diffusons s'inscrivent dans
la politique de Santé appelée Réduction des
Risques et ne sont en aucun cas une incitation à la consommation
de produits illicites. Informer ne nuit pas à la Santé
!
DROGUES ET CONDUITE
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Sur la route l’alcool, la vitesse,
le cannabis et la fatigue tuent trente jeunes par semaine
Sécurité routière : davantage de sanctions
13/02/08 Faire passer le nombre de tués sur les routes en
dessous de la barre des 3 000 d’ici à 2012. Pour y
parvenir, le gouvernement va s’attaquer en priorité
à deux fléaux : l’alcool au volant, première
cause de mortalité sur les routes françaises, et la
vitesse. En
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Flyers
"dépistage des drogues au volant"
L'association Techno + vous propose vous propose un nouveau flyers
: Pour aller en teuf, difficile de ne pas avoir besoin d'un véhicule
et bien que le conducteur porte une grande part de la responsibilité,
les passagers ont aussi la leur. Les messages du style « celui
qui conduit, c'est celui qui ne boit pas » déresponsabilise
la consommation même abusive des passagers. Pourtant si le
chauffeur reste sobre, mais que tous ces potes sont déchirés
et font nawak à ses côtés, l'accident n'est
pas loin non plus...
En
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Informer et sensibiliser aux dangers du cannabis sur la conduite
En
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Depuis le 1er janvier
2008, les stages de sensibilisation au cannabis et autres substances
entrent en vigueur...
C'est la nouvelle arme anti-drogue du gouvernement : à
partir du 1er janvier, des "stages de sensibilisation aux dangers
de l'usage de produits stupéfiants" pourront être
imposés aux consommateurs de drogues interpellés sur
la voie publique. Calquée sur le modèle des stages
de récupération de points de permis de la sécurité
routière, cette sanction "pédagogique" sera
payante et visera surtout les jeunes fumeurs de cannabis. Le gouvernement
fait le pari qu'il peut modifier leurs comportements. "L'idée,
c'est de cumuler sanction et transmission d'informations sur la
dangerosité des drogues, explique Etienne Apaire, président
de la Mission interministérielle de lutte contre la drogue
et la toxicomanie (Mildt). Nous voulons stopper la consommation
des usagers qui viennent de l'entamer."
Créé par la loi du 5 mars 2007 de prévention
de la délinquance - un texte présenté par Nicolas
Sarkozy, alors ministre de l'intérieur -, le stage de sensibilisation
vise à réaffirmer l'interdit qui pèse sur la
consommation de drogues. Alors que l'usage de cannabis s'est massifié
depuis une quinzaine d'années, la police n'a procédé,
en 2006, qu'à l'interpellation de 84 000 consommateurs de
haschich. "Aujourd'hui, on a dépénalisé
de fait, reconnaît M. Apaire. Par rapport à l'ampleur
du phénomène, on a très peu de sanctions. Or,
il y a un certain nombre d'usagers qui pensent être dans une
consommation récréative, laquelle devient finalement
problématique du fait de l'absence de sanction." Pour
"créer un choc", susceptible d'amener les interpellés
à "prendre conscience des conséquences dommageables"
de l'usage de drogues, la Mildt a innové en tapant au porte-monnaie
: les interpellés devront payer jusqu'à 450 euros
leur participation aux stages de sensibilisation, l'Etat prenant
en charge la somme en cas de non-solvabilité. Prononcés
comme alternative aux poursuites ou comme peine principale, ces
stages réuniront, pendant un jour ou deux, des petits groupes
"homogènes" de mineurs ou de majeurs. Trois thèmes
seront abordés : les effets des stupéfiants sur la
santé, la loi et les conséquences de sa transgression,
les aspects sociaux de l'usage de drogues (risques pour soi et pour
autrui, trafics, violences...) Les stages ne seront pas des groupes
de paroles, mais les participants pourront confronter leurs expériences.
Ceux qui le désireront pourront être orientés
vers un dispositif de soins. Sollicitées par la Mildt pour
organiser ces stages, les associations intervenantes en toxicomanie
sont sceptiques. Si elles reconnaissent que la dynamique de groupe
peut être intéressante, elles s'insurgent contre le
caractère payant des stages. "Cela va à l'encontre
de nos principes de gratuité et d'anonymat, explique Jean-Marie
Collard, qui dirige l'association Rimbaud, à Saint-Etienne
(Loire). Cela nous pose d'emblée dans le camp de l'institution
qui prononce la sanction, et cela peut fausser notre rapport avec
les usagers de drogues."
"EFFETS PERVERS"
Le fait que les stages de sensibilisation ne visent que les personnes
interpellées inquiète aussi les associations. La quasi-totalité
des fumeurs du cannabis restant à domicile, le dispositif
ne peut concerner que les jeunes, souvent en difficulté,
qui prennent le risque de consommer dans la rue. " La "porte"
interpellation repose sur une logique de maintien de l'ordre et
non une logique de santé publique, dénonce Jean-Pierre
Couteron, président de l'Association nationale des intervenants
en toxicomanie (ANIT). Et si on veut que ces stages marchent, il
faut les remplir, et donc accentuer la machine à interpeller.
Il y a là un gros risque d'effet pervers." Malgré
ces réticences, certains professionnels sont prêts
à s'engager dans le dispositif. Jean-Jacques Santucci, qui
dirige l'Association méditerranéenne de prévention
et de traitement des addictions (Ampta) à Marseille, avait
conçu un stage similaire avant l'entrée en vigueur
de la loi. "Beaucoup de jeunes commettent des actes délictueux
sans le savoir, car ils ne savent même pas que la consommation
de cannabis est interdite, relève-t-il. L'usage est de plus
en plus banalisé avec une méconnaissance des conséquences
juridiques." A condition d'être "maître du
dispositif", M. Santucci est donc partant : "C'est une
bonne occasion de mettre en contact des personnes en difficulté
avec d'autres, qui peuvent leur venir en aide. Pour nous, il s'agit
de mettre de la question là où il n'y en a pas."
LÉGISLATION.
La loi du 31 décembre 1970 punit l'usage de stupéfiants
d'un an d'emprisonnement et de 3 750 euros d'amende. Les procureurs
évitent l'incarcération et privilégient les
classements assortis d'un rappel à la loi, les orientations
vers une structure sanitaire ou sociale ou les injonctions thérapeutiques
. En 2006, 94 000 personnes ont été interpellées
pour usage de stupéfiants, dont 84 000 pour consommation
de cannabis.
CONSOMMATION
Selon l'Observatoire français des drogues et toxicomanies,
la France compte près de 4 millions de consommateurs occasionnels
de cannabis, 1,2 million d'usagers réguliers et 550 000 fumeurs
quotidiens. En 2006, un adolescent de 17 ans sur deux avait déjà
consommé du cannabis, contre un sur cinq en 1993.
Source : Le Monde, Cécile Prieur
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